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Le Proviseur.

Un peu d'histoire... sur la ville de Port-Louis

Un peu d'histoire...

Dès les temps romains, la rade du Blavet était connue  des voyageurs pour être déjà un port actif et faisait partie de la Province des Vénètes. Au Moyen-Âge, Blavet fût le port des deux principales cités fluviales qu’étaient Pont-Scorff et Hennebont. Port de pêche modeste, mais aussi port de commerce et port ducal (le Duc de Bretagne y avait une flotte).

Blavet va connaître une période sanglante après l’annexion de la Bretagne par la France en 1499. Refusant de rejoindre le camp catholique, le gouverneur de Bretagne massacre la ville et l’offre aux Espagnols. Don Juan Del Aguila s’y installe avec une armée de 6000 hommes et édifient des fortifications. Le traité de Vervins met fin à la guerre franco-espagnole en 1598, et Henri IV fait détruire le fort.

En 1618 en l’honneur du roi Louis XIII, la ville prend le nom de « Port-Louis » qui en fait une ville fortifiée pour protéger le royaume des ennemis anglais, espagnols ou hollandais coureurs de mer et devient une partie intégrante des défenses du Royaume de France.
Louis XIV nomme Port-Louis « siège de la Compagnie des Indes Orientales » en 1664,  et ses chantiers s’installent en 1666 de l’autre côté de la rade donnant naissance à la ville de Lorient. Le Port-Louis connut une grande période de prospérité avec le retour des navires chargés de richesses, or, argent, épices, tissus de soie, porcelaines… Port de «courses» et de corsaires, c’est aussi le «gardien de la passe»…
En 1783, Louis XV y établit la première ligne de paquebots (packet boats) pour New York, qui firent la traversée une fois par mois et emportèrent outre-Atlantique des documents comme le Traité de Versailles et des personnages tel le marquis de Lafayette.
Sous la Révolution le Port-Louis prit le nom de «Port-Liberté», la citadelle servit de prison à des nobles, des religieux, et des paysans royalistes appelés «Chouans».
 
Le déclin débute à la fin du 18ème siècle avec la suppression de la Compagnie des Indes et l’installation des arsenaux de la Marine nationale sur Lorient mieux équipée. La pêche à la sardine, puis au thon, la vente de poisson frais et la construction des usines de conserves, ont permis à la ville de se développer. La création du port de Lorient accentua le déclin de cette place forte qui perdit son caractère militaire à la fin du XIXe siècle. La promotion des Bains de Mer attira les touristes.

Le XXème siècle marque un réel déclin. Les marins de Port-Louis paient un lourd tribut durant la 1ère Guerre Mondiale.  Et lors de la 2nde Guerre Mondiale, la ville occupée par l’armée allemande souffre des bombardements alliés jusqu’à la libération de la «poche» de Lorient en 1945.
Un Mémorial donnant sur la rade de Lorient a été créé pour rendre hommage aux 69 résistants emprisonnés dans la citadelle, fusillés en mai et juin 1944.

Les usines ont disparu depuis 1965. Vivant dans cet endroit privilégié, à 10 minutes de Lorient par le bateau-bus, les port-louisiens tentent de trouver un nouveau souffle pour aborder le XXIe siècle en faisant connaître leur patrimoine culturel.

 
Citadelle de Port-Louis
La ville historique abrite encore de belles maisons qui sont les témoins de cette histoire ; la citadelle, construite au XVIe et XVIIe siècles, abrite aujourd’hui le Musée de la Marine, le Musée de l’Arsenal, le Musée des Bateaux et le Musée de la Compagnie des Indes Françaises.

Merci à la ville de Port-Louis, ainsi qu'au Musée de la Compagnie des Indes qui nous ont aimablement autorisé l'utilisation de photos ou d'images pour notre site.

Julien CROZET, marin, officier, explorateur.

Né en 1728 à Port-Louis (Morbihan), Julien CROZET est confié, en septembre 1739 à l'âge de 11 ans, au capitaine de la Renaudais comme pilotin sur le "Maurepas" à destination de Pondichery. Par la suite, il embarque sur diverses unités, tel que "le Philibert", le "Duc de Penthièvre", le "Triton" et le "Glorieux".
Il monte en grade et obtient son premier commandement en 1753 sur le brigantin "l'Éléphant" à destination du Sénégal. Navigue entre le Sénégal et Pondichery. Il rentre en France en février 1757 où il apprend le décès de son père. En mars 1758, il commande une frégate de dix canons et mène de violents combats contre les anglais sur les côtes sénégalaises. Il sera fait prisonnier devant l'ïle de Gorée, et ne sera libéré qu'en janvier 1759 pour rentrer en France et y apprendre le décès de sa mère.

Il est nommé capitaine de brulôt le même mois avec pour mission de lever les plans de la Basse-Vilaine et d'analyser la possibilité de faire sortir les navires de la Marine Royale bloqués dans cette rivière par la marine anglaise qui bloquait les ports français (guerre de Sept ans 1756-1763).

En janvier 1761, il embarque à bord du "Comte d'Argenson" sous les ordres de Marion-Dufresne et accompagne l'astronome Alexandre-Guy Pingré vers l'ïle Rodrigues. Il rentre en 1764, navigue entre la Chine, les Indes, Île de France (Maurice). Il est repéré lors d'une escale à Ïle de France pour participer à l'expédition que va mener Marion-Dufresne dans le Pacifique.
L'expédition découvrira l'archipel du Prince Edouard (dont une île porte le nom de île Marion), puis les îles Froides (qui deviendront les îles Crozet).
Ils arrivent en Nouvelle-Zélande et y font escale. Malheureusement Marion-Dufresne ainsi que quinze de ses hommes seront massacrés par une tribu cannibale de l'île.
Julien Crozet poursuit le voyage en direction des îles Rotterdam (aujourd'hui Namuka-i-Lau) et Amsterdam. Il découvre alors une nouvelle île qu'il nomme île du Point du Jour. Il fait route vers les Philippines (pour réparer), Sumatra, puis Maurice et ne rentrera en France qu'en novembre 1773.

En 1774, il reprend la mer, croise James COOK au Cap et revient en France en 1776. En mars 1777, il prend le commandement de "l'Élizabeth". Il meurt à bord en 1780.

En juillet 1760, il avait épousé sa voisine et cousine Jeanne-Marie Calvé. Il a eut cinq enfants: 4 garçons et une fille (qu'il n'a pas connu).
 
Le
L'ïle CROZET
En hommage à Julien CROZET, un archipel des Terres Australes et Antarctiques Françaises porte son nom, le lycée professionnel ainsi qu'une rue portent son nom dans sa ville de naissance.

Photos

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